Les stages et formations ont pour vocation de connaître vos responsabilités et obligations professionnelles. Ils facilitent aussi l’acquisition d’un ensemble de compétences permettant d’exercer rapidement un emploi bien identifié.
Qu’est-ce qu’un stage conventionné ?
Présentation
Le stage conventionné a pour principal objectif de mettre en pratique les connaissances acquises durant les études.
Il peut être décliné sous deux formes selon le cursus scolaire :
- stage d’observation comme pour un stage en 3e (séquence d’observation en milieu professionnel) ;
- stage de formation en entreprise comme pour un Bac professionnel, un BTS en alternance, ou un Master en alternance ;
- le stage conventionné peut aussi être un stage à l’étranger ou un stage d’été.
Le stage conventionné est généralement un passage obligé pour l’obtention d’un diplôme ; cependant, il peut être :
- Facultatif (à l’initiative de l’étudiant) :
- Si le stage n’est pas prévu au cursus scolaire, l’étudiant devra demander une convention de stage auprès de son établissement scolaire.
- Sachez que celui-ci peut s’opposer à la demande de stage de l’étudiant, si le stage n’est pas en cohérence avec les études suivies par l’élève.
- Obligatoire : dans ce cas, il est prévu au programme d’enseignement de l’élève.
La couverture sociale de l’étudiant
Lors de sa mission, le stagiaire conserve sa couverture d’assurance de sécurité sociale (ou ayant droit de ses parents, voire assurance volontaire), car il n’est pas considéré comme un salarié.
La convention de stage
Dans tous les cas, il sera indispensable d’établir un contrat tripartite conclu entre le stagiaire, l’entreprise d’accueil et l’établissement scolaire. Ce contrat aura pour mission de préciser le projet pédagogique et le contenu du stage ainsi que les engagements et responsabilités des différentes parties signataires.
Qu’en est-il de la rémunération ?
Depuis la loi sur la formation professionnelle de 2009, la rémunération est obligatoire pour les stages de plus de deux mois. Elle est versée mensuellement.
À défaut d’accord plus favorable (convention de branche ou accord professionnel étendu), le stagiaire percevra une rémunération minimale égale à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale soit 4,05 € de l’heure en 2023 (623,70 € pour 154 heures).
Cela est valable pour les stages s’inscrivant au sein d’un cursus pédagogique.
- Ces dispositions sont applicables aux stages effectués dans les entreprises, les associations, les entreprises publiques ou établissements publics à caractère industriel et commercial. Elles s’imposent également aux établissements publics administratifs depuis début 2014.
- La rémunération est due à compter du 1er jour du 1er mois de stage.
- En cas de résiliation ou suspension de la convention de stage, le montant dû est proratisé en fonction de la durée effective du stage.
- Si le stage est prolongé par un avenant et que la durée dépasse 3 mois, le stagiaire doit recevoir un appel à rémunération.
- L’entreprise peut également proposer au stagiaire de prendre en charge ses frais de repas et de transports, mais ce n’est en aucun cas une obligation.
- L’employeur, quant à lui, ne paiera pas de charges s’il gratifie son stagiaire du montant minimum de la gratification.
Qu’en est-il de la fiscalité ?
La gratification versée au stagiaire n’est pas soumise à l’imposition sur le revenu si :
- le stage fait partie intégrante du cursus scolaire ;
- le stage présente un caractère obligatoire ;
- la durée du stage ne dépasse pas trois mois ;
- le stage s’effectue dans une entreprise française.